L’été est le moment idéal pour partir à la rencontre de ces paysages où la nature règne encore en maître. Des captages d’altitude qui alimentent la brasserie aux hameaux du Thovex, de L’Enchapleuze ou des Bouchards, le voyage révèle une montagne authentique, loin des clichés, où chaque détour dévoile un panorama, une histoire ou un savoir-faire.

À la découverte des bières du Mont Blanc
et de leurs terres d’altitude
À l’approche de la Saint-Jean, lorsque les longues journées héritées du Solstice dété baignent les Alpes d’une lumière dorée, l’été s’installe pleinement au pied du Mont Blanc. C’est la saison des départs, des routes panoramiques, des balades en altitude et des découvertes gourmandes qui donnent aux vacances leur saveur particulière. Le Solstice marque symboliquement le début de cette période de liberté et d’évasion. Au pays alpin, cette lumière estivale éclaire autant les chemins de randonnée que les traditions brassicoles qui font la richesse du territoire.
Dans cet écrin de montagnes majestueuses, la Brasserie raconte une autre façon de voyager : par les sens. Ici, chaque bière est une invitation à explorer un territoire façonné par l’eau pure des sommets, les villages de caractère et les traditions alpines.
Au pied des plus hauts sommets d’Europe, là où les neiges éternelles nourrissent torrents et rivières d’une pureté rare, cette brasserie cultive depuis des décennies un art brassicole intimement lié à son territoire.
Ici, la montagne n’est pas seulement un décor : elle est l’ingrédient essentiel, la signature invisible. L’eau est l’âme de la bière. À la Brasserie du Mont Blanc, elle prend sa source dans des captages d’altitude, au cœur d’environnements préservés où les roches alpines filtrent naturellement une eau d’une exceptionnelle limpidité. Cette richesse naturelle confère aux brassins une finesse remarquable, une fraîcheur minérale qui évoque immédiatement les paysages grandioses de la Savoie.
Lorsqu’on parle du sommet alpin, l’orthographe officielle est Mont Blanc, sans trait d’union. Depuis plusieurs années, la maison s’est également distinguée par son engagement en faveur des bières sans gluten. Une démarche exigeante qui ne sacrifie jamais le plaisir gustatif. Les recettes conservent leur caractère, leur profondeur aromatique et leur équilibre, démontrant qu’innovation et tradition peuvent avancer de concert. Derrière chaque bouteille se cache la volonté de rendre l’expérience brassicole accessible au plus grand nombre sans renoncer à l’excellence.
Voyage au fil des sources
Cette eau exceptionnelle, filtrée naturellement par les roches alpines, constitue l’une des richesses les plus précieuses. Mais comprendre cette brasseie, c’est surtout parcourir les lieux qui l’entourent, les hameaux et les alpages qui composent la mémoire vivante de la montagne. Le Thovex, L’Enchapleuze et Les Bouchards racontent chacun une facette de cet univers. Ici, les saisons rythment encore la vie quotidienne. Les pâturages verdissent sous les premiers soleils du printemps, les cloches des troupeaux résonnent dans l’air limpide de l’été, tandis que l’hiver enveloppe les paysages d’un silence presque sacré. Les captages d’eau et l’ancrage alpin de la marque sont associés à cet environnement de haute montagne savoyarde.
Les villages et les terres d’altitude incarnent une culture du temps long, du respect de la nature et du travail patient. Une philosophie que l’on retrouve dans le brassage lui-même : sélectionner, attendre, laisser les levures accomplir leur œuvre, rechercher l’équilibre plutôt que l’excès.
À table, les bières dialoguent naturellement avec les spécialités savoyardes. Une bière blonde accompagne avec élégance une tomme affinée ou une féra des lacs alpins. Une ambrée révèle les saveurs d’une viande mijotée ou d’un plat de montagne généreux. Les accords ne cherchent pas à dominer ; ils prolongent l’histoire d’un terroir dans le verre.
À l’heure où les consommateurs recherchent davantage d’authenticité et de traçabilité, la brasserie rappelle une évidence : les plus belles créations naissent souvent d’un lien profond avec leur environnement. Entre eau pure, savoir-faire brassicole et paysages majestueux, elle offre une lecture liquide de la montagne.
Histoire
Des bières qui ont une histoire beaucoup plus ancienne que la brasserie actuelle, directement liée à la ville de Sallanches, au cœur de la vallée de l’Arve.
Au XIXᵉ siècle, Sallanches fait partie des petites villes savoyardes où l’activité brassicole est bien implantée. On y trouve déjà une brasserie dès le début du siècle, exploitée par différents propriétaires successifs. Vers 1821, un certain M. Rabenak y dirige une brasserie modeste, avec une production d’environ 6 500 litres de bière par an et seulement un ouvrier employé. Plus largement, la région connaît une dynamique brassicole importante : à la fin du XIXᵉ siècle, plusieurs brasseries fonctionnent dans la vallée de l’Arve et les Alpes, attirées par deux atouts essentiels
À Sallanches même, la brasserie change plusieurs fois de mains au cours du siècle (entrepreneurs locaux, puis repreneurs savoyards et genevois), avant de devenir au début du XXᵉ siècle une structure plus organisée. C’est dans cette continuité qu’apparaît en 1911 l’appellation « Bière du Mont Blanc« , qui marque la naissance du nom commercial historique.
Renaissance en 1999
Ou la différence entre les anciennes bières de Sallanches et celles produites aujourd’hui.
La brasserie historique de Sallanches, qui portait déjà le nom de Bière du Mont-Blanc depuis 1911, a cessé toute activité en 1966. Elle faisait pourtant partie d’un petit réseau de brasseries alpines qui profitaient :
- de l’eau très pure des glaciers
- du froid naturel pour conserver la bière
Après sa fermeture, la marque disparaît pendant plusieurs décennies. Puis tout repart avec Sylvain Chiron, entrepreneur savoyard. Il ne “réouvre” pas exactement l’ancienne brasserie de Sallanches. Il relance la marque et l’esprit Mont Blanc, mais avec une structure totalement nouvelle.
Sylvain Chiron, à la tête de la brasserie du Mont-Blanc, nous présente avec passion sa gamme de bières colorée et originale : La Blonde, La Blanche, La Rousse, La Verte et La Violette… Direction la Savoie pour découvrir ses bières emblématiques.
La production est installée en Savoie : autour de La Motte-Servolex près de Chambéry.
Son idée est simple :
- retrouver une bière alpine authentique
- utiliser une eau de source issue du massif du Mont-Blanc (source de l’Enchapleuze)
- moderniser les recettes avec une approche “craft”.
La nouvelle brasserie développe une identité très différente de la brasserie du XIXᵉ siècle : on passe de bières locales simples à des bières de dégustation comme :
- Blanche : part importante de blé
- Rousse : avec des malts plus torréfiés
- Bleue : arômes naturels de myrtille
- Violette : arômes naturels de violette
- Verte : plantes alpines génépi, gentiane.


Le lien
avec Sallanches aujourd’hui
Sallanches reste le lieu historique d’origine de la marque au XIXᵉ siècle. Mais la brasserie actuelle n’y est plus installée. Elle revendique plutôt une continuité symbolique et culturelle, pas une continuité de site.
Lorsque les Alpes se dégustent !
Les vacances commencent là où les sentiers rencontrent les saveurs…
Un voyage vers les sommets, vers les sources cachées, vers ces lieux préservés où l’eau, le temps et les hommes composent ensemble une même histoire. Celle d’une montagne qui se déguste autant qu’elle se contemple. Une dégustation devient alors le prolongement naturel de la découverte !
Dans cette région où les villages comme Le Thovex, L’Enchapleuze ou Les Bouchards dessinent encore une géographie intime et vivante, la montagne se raconte autant qu’elle se déguste.
Il reste cette évidence simple : ici, l’eau, le temps et la terre ont appris à se mêler pour offrir un goût d’altitude. Pour l’article j’ai sélectionné 4 bières : Blanche, Bleue (à la myrtille), Verte (au génépi) et la violette. Je vous livre voloniers mes préférées parmi celles partagées : verte et bleue.
Essayez ces bières? à vos envies, et dites-nous…
Et pour cet article, une tarte aux myrtilles – réalisée maison – s’est invitée aux côtés des bières à l’image des glaciers, à la pureté de l’eau et aux plantes alpines.

Une belle invitation au voyage estival, loin des clichés touristiques. On a presque l’impression de marcher dans ces hameaux et de respirer l’air pur des hauteurs.
Bises, à bientôt !!!!
Merci Gargilesse, et ravie que la montagne t’ait fait fait voyager le temps de votre lecture.
Au plaisir de vous retrouver !
Coucou amie,
Le passage sur les captages d’altitude est particulièrement intéressant : on réalise à quel point la montagne est aussi un lieu de ressources et de traditions.
Merci !
En effet lorette,
Cet aspect du patrimoine montagnard, j’apprécie aussi, il montre que les captages d’altitude témoignent en effet d’un savoir-faire ancestral.
J’apprécie la mise en valeur des hameaux comme Le Thovex ou L’Enchapleuze, souvent oubliés mais tellement riches en authenticité.
Je partage pleinement votre sentiment. Ces hameaux, parfois méconnus du grand public, possèdent un charme et une authenticité remarquables.
Leur patrimoine, leur histoire et leur cadre naturel en font des lieux précieux qui méritent d’être découverts et valorisés.
Bonjour,
J’ai trouvé très intéressant le lien entre nature préservée et savoir-faire local. Cela donne une vraie profondeur au texte.
Merci à vous Muriel.
Mettre en lumière le lien étroit entre la nature préservée et les savoir-faire locaux était en effet l’un des objectifs de cet article.
Ces traditions, façonnées au fil des générations, contribuent à l’identité et à la richesse de ces territoires.
Tu donnes une vraie envie d’évasion estivale, entre routes panoramiques et découvertes gourmandes.
Bises.
Merci !
Les routes panoramiques, les paysages préservés et les découvertes gourmandes font partie de ces petits plaisirs qui rendent chaque voyage unique.
C’est un plaisir de pouvoir partager ces inspirations avec les visieurs et amis du blog Miam Berry.
Muriel,
J’aime beaucoup, merci !
Votre style est très sensoriel, à décrire vos articles ou les recettes, je touve. Le parallèle entre liberté estivale et patrimoine local est très réussi, ça donne du sens au voyage que vous nous proposez. J’aime cette idée que la lumière du solstice éclaire autant les paysages que les traditions. C’est très bien trouvé.
Merci encore,
bel été à vous, vos proches et amis.
Un grand merci, Jeanette.
L’image de la lumière du solstice révélant à la fois les paysages et les traditions me semblait en effet une belle manière d’évoquer l’esprit de ce voyage.
Merci pour votre lecture attentive et pour vos mots très encourageants.
Super, Muriel !
Ce qui frappe dans le discours, c’est la volonté de replacer le goût au centre du débat sur le sans gluten. Trop souvent, les bières sans gluten sont jugées à travers leurs contraintes techniques. Ici, l’accent est mis sur le plaisir, la complexité aromatique et l’authenticité brassicole, des critères qui comptent réellement pour les amateurs.
J’ai tout lu et regardé la vidéo que tu as mis.
La référence au Mont Blanc, symbole alpin universel, évoque immédiatement la pureté et l’exigence. Cette même exigence semble guider la démarche brassicole décrite dans ce texte, où l’innovation n’est jamais présentée comme une rupture avec la tradition, mais comme son prolongement naturel.
Le passage consacré à l’accessibilité est probablement le plus marquant. Il met l’accent suer le fait que les consommateurs recherchant des produits sans gluten ne souhaitent pas seulement une alternative, mais une véritable expérience gustative.
Amitié
Dans un marché où les attentes des consommateurs évoluent rapidement, il est intéressant de voir une maison revendiquer à la fois son ancrage traditionnel et sa capacité d’innovation.
Réussir à préserver l’équilibre, la texture et la richesse aromatique d’une bière sans gluten représente un défi technique considérable. Le texte souligne avec justesse cette exigence tout en mettant l’accent sur le plaisir du consommateur.
Merci pour l’air frais des montagnes, lire le mot glacier, qui sont les bienvenus dans ce tourbillon de canicule et les 72 départements dans le rouge.
La description des pâturages, des troupeaux et du silence hivernal crée une atmosphère presque contemplative. On comprend que l’eau n’est pas présentée comme un simple ingrédient, mais comme l’expression d’un environnement exceptionnel dont la brasserie tire une partie de son caractère.
A bientôt.
prenez soin de vous tous.
Derrière l’évocation de cette eau filtrée par les roches alpines se dessine la philosophie du lieu.