Diamant noir du Berry

Lorsque l’on achète les truffes à Noël, on pense à voyager dans le Périgord, qui est terre de prédilection de ce champignon goûteux de même coûteux. Pourtant, la truffe n’est pas cultivée iniquement dans cette contrée de France. Le cœur de France, le Berry s’est aussi développé, autrefois, nous la trouvions, la truffe, enfouie dans les terres calcaires de la Champagne berrichonne – vers notamment Issoudun.

Des archives agricoles attestent qu’en 1869, 500 kg de truffes ont été produites dans l’Indre et qu’il s’agissait de truffes dite « sauvages ». Preuve que ledit champignon se plaisait dans cette région. D’ailleurs, le prince Talleyrand le savait bien, attendu qu’il se faisait livrer à Paris des paniers de truffes récoltées sur les terres de son superbe castel de Valençay.

Aussi, des agriculteurs de la région d’Issoudun tentèrent l’aventure de la réimplantation de chênes truffiers, quelque chose comme une soixantaine d’hectares vouée à trufficulture. Cette activité apparue aux céréaliers tel un créneau de diversification, alors que cette même activité demande un investissement humain et financier conséquent.

La truffe noire est un champignon souterrain associé obligatoirement au chêne truffier, et l’arbre fournit au champignon les sucres et les substances de croissance nécessaires, tandis que le champignon favoris l’absorption des sels minéraux pour l’arbre. De nouveaux trufficulteurs ont acheté des chêne pubescents ou chênes verts, dont les racines ont été inoculées par les spores de la truffe (250 arbres sont nécessaires par hectare). Ils les ont plantés sur leurs sols calcaires et pierreux. Attendirent une dizaine d’années pour récolter les premières truffes. Leurs plantation s’envisagèrent à l’époque comme un complément de revenu, agriculteurs unis par une association. Dans l’espoir de pouvoir apercevoir « le brûlé » au pied de leurs chênes, signe qu’il se passe quelque chose sous terre, et que les truffes sont en cours de formation.

Comme en Périgord, ces agriculteurs s’équipèrent de chiens truffiers, pour le cavage. Désormais, ils vendent brillamment leurs production chaque année au Marché aux truffes d’Issoudun, en décembre, ainsi qu’à Lapan (Cher) et d’autres marchés également programmées courant janvier. La truffe s’y vend chère, comme dans le Périgord, sou la houlette d’un commissaire principal venu exprès de Dordogne. Ledit prix avoisine souvent 800 € le kg, mais nos grands chefs cuisiniers envisagent rarement un repas de Noel sans le fumet de la truffe dans les plats.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. José Issoudun dit :

    🙃👍

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