
La Bourgogne
Échappez-vous le temps d’un week-end en Bourgogne, dont le prestige de ses grands vins ne doit pas faire oubli que la région est aussi dépositaire d’un riche patrimoine historique. De la Côte d’Or, c’est dominant la vallée de Vandenesse, que Châteauneuf fut pendant des siècles une place forte imprenable sur la route qui s’étend de Dijon à Autun. Aujourd’hui, son village et son château conservent une remarquable homogénéité architecturale.
Lorsque l’on traverse la Bourgogne par l’autoroute du Soleil, nous passons immanquablement en vue du site escarpé où se dresse châteauneuf, avec son imposant « château-neuf » autrement dit, une ville et son château neuf ; mot pour mot en termes patronymiques. Imposant castel que cernent de hautes murailles flanquées de tours massives.
Les témoins d’un passé florissant
Et son bourg fortifié ? Les ruelles pittoresques sont bordées d’anciennes demeures elles aussi chargées d’Histoire. L’édifice château constitue l’un des exemples les plus intéressants de l’architecture militaire médiévale. Il suffit de se promener dans les rues de Châteauneuf pour comprendre ce qu’était autrefois la prospérité de ce village. De prospérité, Châteauneuf la doit notamment – en grande partie – à sa situation privilégiée sur un escarpement qui commandait d’importantes voies de communication, notamment entre Dijon et Autun, Montbard et Beaune.
Brancion, en Saône-et-Loire, situé à 15 km de Tournus, accueille un château féodal dont les fondations remontent au Xᵉ s. Château qui devint la propriété des ducs de Bourgogne, l’une de leurs résidences à partir du XIVᵉ s. après l’avoir acheté à la famille de ses fondateurs.
Donzy, ainsi que St-Pierre le Moutier dans la Nièvre, pour leurs remarquables églises romanes investies d’ascendance bourguignonne.
Itinéraire culinaire
La Franche-Comté
Terre de caractère blottie entre montagnes douces et forêts profondes, où la gastronomie raconte l’histoire d’un terroir généreux et authentique. Ici, l’hiver parfume les cuisines d’arômes de fromage fondu, de vin blanc et de salaisons fumées, tandis que les tables s’illuminent de recettes transmises avec fierté.
Parmi les trésors gourmands de la région, les gougères au Comté, bien entendu, tiennent une place d’honneur: le fromage est affiné de longs mois en cave, il développe des arômes fruités, parfois légèrement torréfiés. Et cet AOP fromagère tien magnifique compagnie au Mont d’Or saisonnier qui se déguste à la cuillère, puis, la Cancoillotte, une spécialité fondue, , souvent parfumée à l’ail ou au vin blanc. Je n’oublie pas de de citer le Morbier, reconnaissable à sa fine ligne cendrée en son cœur.
Pour autres spécialités, les salaisons et plats traditionnels : les saucisses de Morteau et de Montbéliard – plus fine que la précédente – délicatement épice. Toutes deux fumées lentement au bois de résineux. Le poulet au vin mijoté avec le célèbre vin du Jura et morilles parfumées.
La galette comtoise, dessert simple et parfumé à la fleur d’oranger, à la texture moelleuse.