« Retour de Marché : 21 mars«
Idéal pour les amateurs de cuisine de saison et de produits du marché, focus sur un panier printanier authentique et plaisir gourmand. Asperges, fraises et chavignol prennent l’air d’équinoxe tout juste dépassé de quelqeus heures, comme pour mieux annoncer une cuisine de saison, simple et généreuse.
Au premier marché du printemps 2026, un panier s’est remplit comme une ode à la saison nouvelle : asperges fraîches, fruits colorés et douceurs crémeuses composent une scène de terroir vivante et gourmande. Entre poésie rustique et humour de marché, ce compagnon célèbre le retour des beaux jours, des saveurs franches et des plaisirs simples, où l’asperge mènera la danse côté » cuisine.
Ce matin de marché sentait déjà la promesse, foi de panier bourguigon en osier, avait des airs de renaissance. Dès la première heure, je rejoignais rapidement le centre-ville ou m’y attendait des amis pour un café partagé, puis le commencement de longues déambulations devant les étals. Autour d’ingrédients comme l’asperge, la fraise, un bocal pour la crème fraîche fermière servie à la louche, deux avocats, une pomme, un pamplemousse, le parmesan frais du fromager-crémier des halles.
Autour d’un ingédient
Celui que j’aime au plus frais et le présenter en mode Miam Berry « mon panier cuisiné« , et le présenter décliné en plusieurs recettes, selon mes envies d’asperges.
Elles étaient là, les toutes premières de la saisonnalité. Dressées, les asperges. Les vertes, élancées comme des demoiselles pressées, et les blanches, plus charnues, un rien aristocrates, comme si elles sortaient d’un long sommeil sous la terre. Impossible de résister. Deux belles bottes de vertes, une de blanches. Elles ont vite trouvé compagnie. Les fraises, déjà rouges comme une confidence trop tôt dévoilée.
Deux avocats dodus, qui semblaient avoir voyagé plus que moi ces derniers temps. Une pomme, honnête et ronde, qui n’a jamais triché avec les saisons. Un pamplemousse un peu bougon, mais plein de bonne volonté.
Et puis ces jeunes pousses de roquette, piquantes comme une blague de comptoir.
Pervenche
et bourrache blanche du jardin

J’ai apporté un petit bocal sur le marché, pour le faire remplir d’une bonne généreuse louche de crème fraîche — épaisse — et un chavignol très frais qui sentait la chèvre heureuse et l’herbe courte. Le tout posé sur une nappe à carreaux rouges et blancs à mon retour, comme si le panier lui-même avait décidé de pique-niquer avant moi.
Et pour faire joli — ou pour faire croire que je suis quelqu’un de soigné — quelques pervenches du jardin venues se glisser entre les asperges. Un peu de bleu dans tout ce vert, on maîtrise l’harmonie.
Avant d’entrer dans lacuisne,
déposer mon retour de marché
Petite halte de quelques minutes sur l’herbe du jardin, pour quelques tiges de bourrache et de lianes de pervanche en fleurs ajoutées en petite touche florale.

Bientôt cuisinées…

Les asperges, on les imagine déjà : les vertes juste saisies, croquantes, avec un filet d’huile et un soupçon de fleur de sel, et les blanches, plus tendres, nappées de crème, accompagnées de ce chavignol qui n’attendait que ça pour fondre d’émotion.
C’est ça, le premier marché de printemps : on achète trop, on cuisine simple, et on mange avec un sourire un peu idiot. Parce qu’au fond, on fête l’équinoxe, des amis natifs du Bélier, le retour du goût, du vrai, celui qui sort de terre et qui nous rappelle qu’on a bien fait d’attendre.
Et si les asperges ont un secret, c’est peut-être celui-ci : elles savent que le bonheur tient parfois à une botte bien ficelée.






La bourrache du potagerest très en avance ce printemps. C’est normal. Elle peut fleurir tôt si le printemps est doux comme celui dont nopus bénéficions en ce moment. Cette année, avec des températures plus élevées que la moyenne et parfois un hiver peu marqué, elle en avance de plusieurs semaines sur sa floraison : tnt la lanche que la bleue.
Ce n’est pas un problème, au contraire ! Elles attirent déà les pllnisateurs vadrouillants, elles sont comestibles avec ce que j’envisage de cuisner comme suite de ce panier. Elles vont souvent continuer à produire longtemps. Toutefois, je vais picer quelques tiges pour retarder un peu la montée des fleurs (chute de tempérturs de – 10 ° cette semaine)…

