Il y a des souvenirs qui se tissent comme des fils d’or dans la toile de notre mémoire. Vous validez ? Parmi eux, ceux de mon enfance sont tissés de saveurs sucrées, de rires éclatants et de moments simples mais précieux. Parmi ces souvenirs, les crêpes occupent une place particulière, comme une douce mélodie qui revient à chaque fois que je ferme les yeux. Avec un peu de retard (surbookée), voici ce 6 février…
Cela fait un moment que je voulais partager avec vous de délicieuses crêpes. Nombreux étaient les goûters du dimanche, où l’on faisait des crêpes, le sanciau. D’une grande cuisine se préparait le théâtre de notre rituel depuis une petite commune du Cher – Charenton – située proche de Saint-Amand-Montrond. Je me souviens fort bien (une mémoire d’éléphant), j’enfilais alors un joli tablier fleuri de roses et de jasmin imprimés et qui me metaient le cœur en joie.

Mon rôle, verser délicatement du bon lait frais entier, que nous nous procurions d’une ferme qui nous livrait à raison de deux fois la semaine… c’était magique ! On ne s’imagine pas toujours ce que – de l’enfance à l’adolscence – on emmagasine. On saisit toute l’ampleur de mon apprentissages plus tard, car la vie nous l’enseigne dans les moindres détails et ce, avec plus ou moins de rudesse.
La pâte à crêpes, association d’ingrédients unis pour le meilleur au sens propre : de la farine achetée au moulin (sur la fin de son activité à l’époque), de bons œufs de la ferme, le beurre fondu, que d’ailleurs, j’apprenais à faire en baratte, via la bonne crème récupérée du lait. Puis la petite dose de sel ajoutée. Le tout versé avec soin, tandis que Reine des reinettes coupées en fins quartiers, et poêles chauffées, attendaient d’intervenir. C’ est véridique.
Je vous propose aujourd’hui ce moment joyeux à réaliser les sanciaux made in Berry. De belles crêpesrustique qui, bien qu’épaisses, ne seront pas « étouffe-chrétiens ». Eh oui les amis, la crêpe tenant corps dit sanciaux, son look « fait maison » (parce qu’elle l’est vraiment), incarne le vrai goût de la tradition.Dans cet article, je vous propose ces crêpes, on va regarder tout de suite en photos ce que ça peut donner. À déguster sans modération, que ce soit avec du sucre, de la confiture faite maison, ou même… du beurre salé qui fond comme un secret bien gardé. Parce qu’après tout, qui a dit que la beauté résidait dans la perfection ? Chez nous, c’est dans la rusticité que réside tout le charme… et peut-être un peu dans le bon goût de la nostalgie. Des étapes toutes simples, en tout cas c’est parti !
Ingrédients :

Pour 10 crêpes : Temps de préparation : Comptez 30 mn + repos de la pâte : 15 mn.
J’ai pris de l’avance, ayant commencée par les crêpes au thé noir, puis . Puis des crêpes normandes à la poire et du cidre normand.
• 150 g de farine T55
• 1/2 l de liant : moitié lait entier, moitié eau
• 1/4 l d’eau
• 2 oeufs
• 2 Reines des reinettes
• 2. c. à s. de beurre fondu, ou huile
• 1 pincée de sel & 2 de sucre – Jus de citron.

° La quantité de pommes peut varier selon la taille de celles-ci et la quantité de lamelles que vous souhaitez. J’ai ajouté 1 c. à c. de canelle à la recette, mais comme elle est facultative, je ne l’inscris pas ci-dessus.

Pas à pas de la recette :
Préparer la pâte à crêpes
1. Mettre la farine dans uen terrine ou un saladier. Faire un puits au centre et y verser la moitié du liquide liant. Délayer peu à peu. Dès que la farine est parfaitemetn hydratée, incorpoeez les oeufs battus en omelette. Ajouter le beurre fondu – huile, le sel.
2. Verser le reste du liquide jusqu’à ce que la pâte soit fluide, mais non liquide. Parfumer avec le parfum de votre choix. Laisser repoer la pâte.
On peut également fire la pâte dans un robot ménager. Si l’on mélange la farine et la moitié du liquide avant d’ajouter les autres ingrédients, il est inutile de faire reposer la pâte.
J’avais le temps de faire reposer la pâte quelques minutes, et j’ai prpré la découpe des pommes.
3. Éplucher les pommes, enlever le cœur et les couper en lamelles. Dans un bol, mélanger les lamelles de pommes avec un peu de sucre, de cannelle si vous en utilisez et jus de citron pour éviter qu’elles noircissent. Faire chauffer une poêle avec une grosse noix de beurre, faire revenir rapidement les lamelles de pommes et le carameliser légèrement. Si vous aimez, les flamber avec une dose de rhum blanc par exemple : plus léger que l’ambré, mais facultatif. Maintenir au-desus d’un bain-marie pour tenir au chaud.
Prépration des crêpes
4. Prendre un poêle parfaitement chaude et bien graissée. Verser dedans des lamelles de pommes, puis par-dessus, ajouter de la pâte à crêpes et faire cuire. Prendre une assiette à placer à l’envers sur la poêle, et retournez-là dans l’assiette. Recommencez cette étape selon le nombre de crêpes à réaliser. Vous devriez obtenir des crêpes plutôt généreuses, bien en chair… oups, bien en pâte😋 !

Le Berry dans l’assiette,
la convivialité de la traditon
Miam Berry voulait un peu plus de légèreté, en proposant à l’assiette des sanciaux accompagnés de fouettée (sans adjonction de mascarpone, ni de sucre glace), avec un petit rappel de cannelle et 2 tranches fines de poire poelées elles aussi, prélablement. Expérimentez et si la recette vous plait, merci de taguer #Miamberry sur vos réseaux.
De ma région natale, le Berry, la rusticité culinaire, à mon sens, n’est pas une faiblesse mais une force. Elle a forgé l’âme d’un peuple simple, mais profondément ancré dans ses racines, respectueux d’un héritage ancien, des territoires, de son terroir. La campagne y respire encore la simplicité, la dureté, mais surtout la beauté d’un mode de vie authentique, façonné par la terre et le temps.
Et vous, chers amis, comment partagez-vous votre campagne culinaire, voire la gastronomie de votre région ? Dites-le nous en commentaires avec les amis abonnés au blog.
