Alors qu’une de nos spécialités du terroir berrichon se réfèrent volontiers à cette échalote que nous appelons « couille d’âne », parce qu’elle se présente de forme allongée – échalote qui a fait le plat du terroir – de la mythologie, les Grecs nommèrent la châtaigne « gland de Zeus », faisant analogie à l’organe sexuel du dieu de l’Olympe, lequel nommé aussi Jupiter plus communément.
Le saviez-vous ?
Arbre majestueux à croissance rapide, le châtaigner peut atteindre 20 m de haut. Au Moyen Âge s’utilisait le châtaignier pour la confection de plessis qui permettait de délimiter cultures et jardins. Charlemagne, grand amateur de la châtaigne, relança ladite culture et demanda dans son capitulaire « De Vilis » de cultiver à proximité d’es églises, monastères et hôpitaux.
Marron ou châtaigne?
Un bon lien entre tous : celui menant à Jamy-Epicurieux, qui explique et bien plus encore ! Nous avons eu le plaisir de l’accueillir en Berry, il y a de cela quelques années, pour une conférence forte intéressante en l’Espace Métal Grossouvre – Cher / Nord. Une personne absolument charmante.
Je retourne à la confiture de châtaignes. Je mentionne « éclats », puisque j’ai volontairement conservé pour chaque pot réalisé, quelques fins morceaux confondus dans une généreuse texture à mi-chemin entre marmelade et confiture.
Que serait l’automne sans sa promesse d’aller humer le bon air au détour d’une route de campagne, sur laquelle s’y sont préalablement vautrés quelques bogues à demi ouverts ? Ou bien, en une balade forestière qui eut raison d’une belle année à châtaigne pour un beau panier garni ? En chemin, j’ai mesuré combien nous sommes privilégiés de pouvoir vivre si proche de dame Nature, à la campagne, d’y faire promenades aussi agréables qu’utiles.
Il y a des Lunes de cela et cependant toujours plus ou moins fidélisés en esprit de campagne berrichonne, les anciens qui eurent l’art d’une gestuelle aussi infaillible que promptement efficace, pour écorcer… je ne sais si l’on dit ainsi – des monticules entiers de châtaignes près de la cheminée, les fameuses veillées après le dîner qui rassemblaient bien du gentil monde (tantôt chez les uns, tantôt chez les autres). C’était bien sûr une époque mais quand même !
Près de la cuisinière à bois, centrée dans une modeste cuisine (le plus généralement l’ameublement quotidien précieux en campagne), car après avoir fendu en croix les châtaignes, puis les avoir mises au bouillon quelques minutes avant, elles étaient alors enfournées dans la cuisinière pour un épluchage facilité. Certains ont conservé ce rituel de nos campagnes pour éplucher plus aisément l’écorce résiliente.
Réalisation de 3 petits pots à confiture
Chez vous aussi ? Souvent, je fais constat à l’œil d’une châtaigne à garder comme bonne ou non. En regardant simplement l‘attache de la coque : base (blanche) sous le fuit lui-même. Si elle présente du noir, elle n’est généralement pas bonne… Faites-en expérience les amis ;)
Bien sûr, ce n’est pas ainsi que je pesais. Juste que pas mal de perte fruitière, quant au poids indiqué ci-contre, après avoir écorcé tout.
Ingrédients
• 1kg de châtaignes • 700 g de sucre • 1 gousse de vanille
1. Les châtaignes sont incisées avec la lame du couteau avant de les mettre dans une casserole ou une cocotte remplie d’eau portée à ébullition 8 à 10 mn.
° A ce stade, soit que vous les égouttiez pou les éplucher, soit que vous les passer quelques instants au four pour que l’écorce ciselée s’ouvre plus aisément de part et d’autre…
2. On retire l’écorce ainsi que la peau, avant de les mettre à nouveau dans une marmite d’eau froide à porter à ébullition. Puis elles vont cuire à feu baissé : 30/40 mn, avant d’être égouttées à nouveau.
Au presse-purée
Comme je voulais quelques petits morceaux cuits – à mélanger à la confiture, j’ai réservé une dizaine de châtaignes coupées au couteau ajoutées dans ma casserole, juste avant de remplier les pots à confiture.
3. Les châtaignes sont ainsi réduites en purée, laquelle préalablement mise dans une casserole avec 15 cl d’eau, les 700 g de sucre (oui, je réduis pour 1 kg de fruits voir moins chaque fois), je récupère à la lame du couteau les précieuses graines d’une vanille fendue en 2.
4. L’ensemble purée – eau – sucre est délicatement mélangé, poursuivant la cuisson sur feu doux, en remuant, jusqu’à ce que le sucre soit bien fondu. Encore une petite vingtaine de minutes nécessaires à la texture finale d’une délicieuse confiture !
5. La gousse de vanille est alors retirée, on procède au remplissage des bocaux…
Pots et couvercles stérilisés et séchés sur un torchon propre
On distingue les petits morceaux de châtaigne ajoutés à la réalisation, c’est du velours !
Test de la cuillère
Une texture, la saveur (non ypère sucrée) et l’équilibre gustatif des proportions mises me conviennent tout-à-fait.
Profitant d’un bel après midi, je suis plutôt satisfaite de ce premier essai que je fis sous le signe de la châtaigne confiturée. Je vais sans doute envisager une nouvelle série de yaourts, avec le plus petit bocal fait.
Sinon. Avez-vous vu passé 2 marrons glacés, second teste de la cuillère… ? ;) Aussi ici, un très bon lien :
Me voici dans le fil à réponses, vous remerciant chaleureusement pour vos commentaires enthousiastes ;)
Sarah, je ne sais pas si elle à » l’air « , par contre, délicieuse , oui !
J’ai eu envie l’an denier de faire des marrons glacés, long mais….
Henry, j’aurais moi, rectifié la formule, en disant que si c’est en effet long de réalisation, en revanche, ce n’est pas aussi compliqué que cela.
Il faut quelques choses comme 5/6 jours. Je vais essayer de trouver un bon lien sur la toile, je rouvrirais ma réponse.
Les grands-parents, nos anciens avaient possiblement la gestuelle précise et affinée, quant à l’exercice de style.
Je me projette bien cette phase sur mon écran mental… ;)
Je plussoies, Katia ;) Lorsque l’on se trouve à proximité d’un beau châtaigner, on peut y passer sa journée entière.
Cela me fait repenser à une discussion d’amie vivant à la campagne, qui me disait début octobre, de ne pas vouloir se séparer de son pré carré de belle envergure – malgré l’augmentation de la taxe foncière 2023 sur celui-ci, car elle y a un remarquable châtaigner et lorsque c’est récoltes, les paniers en osiers dont elle dispose, sont joyeux à voir !
J’en ai ramassé environ 2 kg vers le 19 octobre, à Gargilesse. J’en ai fait cuire quelques unes à l’eau pour mettre avec des salades composées de saison et le reste que j’ai fais en purées pur nos besoins cet hiver. Je me réjouis pour toi Muriel!
Dans l’environnement de Gargilesse, cela ne me surprend pas, en effet.
Dans ma jeunesse, oui, des marrons aussi avec de la mâche, absolument délicieux ;)
Pour l’épluchage, je vais te dire que c’est le moment qui me décourage à faire
Je viens de parcourir dans ce fil plusieurs commentaires connotés semblablement, quant à une certaine « corvée » d’épluchage et découragement qui s’en suit. Je suis bien de votre avis les amis, concernant la fastidieuse étape d’enlever écorce et peau.
Miam, elle a l’air super légère d’après l’une de tes potos.
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Bonjour à tous,
Me voici dans le fil à réponses, vous remerciant chaleureusement pour vos commentaires enthousiastes ;)
Sarah, je ne sais pas si elle à » l’air « , par contre, délicieuse , oui !
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La confiture maison est un peu moins sucrée et un peu moins sirupeuse.
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Luc, dans ton message, tu fais analogie probablement à comparer crème de marron et confiture de châtaignes …
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Très appétissantes tes confitures Muriel, bravo ;-)
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Merci Jean-Marie ;)
Au marché, j’apporte quelques cuillères pour vous faire goûter cela /café » partagé.
A très vite !
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J’en ramasse aussi , mais pour l’instant, 300 g, enfin pas de quoi se mettre dans la confiture à mois d e1 kg je crois.
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Claudine, avec 300 g prêts à l’emploi, tu peux je penser réaliser une petite chose avec ;)
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J’ai eu envie l’an denier de faire des marrons glacés, long mais pas trop compliqué et de la confiture.
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Henry, j’aurais moi, rectifié la formule, en disant que si c’est en effet long de réalisation, en revanche, ce n’est pas aussi compliqué que cela.
Il faut quelques choses comme 5/6 jours. Je vais essayer de trouver un bon lien sur la toile, je rouvrirais ma réponse.
A suivre donc ;)
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J’adore la crème de châtaigne, mais oui le problème c’est de peler la petite peau c’est super long !
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Bonjour Fiona,
Je suis de cet avis aussi ;)
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Je les fais griller avec la peau.
Miam !
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Ah oui, une autre idée tout aussi délicieuse !
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Pas encore essayé en confiture, merci pour votre partage Muriel.
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Avec plaisir, Simone ;)
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Les marrons glacés, c’es hyper long à faire.
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Je ne sais pas comment faisaient les grands-parents, mais ce qui me rebute, c’est l’épluchage, c’est vrai!
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Les grands-parents, nos anciens avaient possiblement la gestuelle précise et affinée, quant à l’exercice de style.
Je me projette bien cette phase sur mon écran mental… ;)
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Fendre la première peau et les mettre fente vers le bas 2 min au micro-onde.
Recommencer par petites quantités : les 2 s’enlèvent toutes seules !
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Pourquoi pas, pour les amateurs de micro-onde ;)
Un absentéisme volontaire, dans ma cuisine.
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J’en ai plein plein chaque année parce que de beaux châtaigniers dans un champ du voisin, à côté. Super ton article!
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Je plussoies, Katia ;) Lorsque l’on se trouve à proximité d’un beau châtaigner, on peut y passer sa journée entière.
Cela me fait repenser à une discussion d’amie vivant à la campagne, qui me disait début octobre, de ne pas vouloir se séparer de son pré carré de belle envergure – malgré l’augmentation de la taxe foncière 2023 sur celui-ci, car elle y a un remarquable châtaigner et lorsque c’est récoltes, les paniers en osiers dont elle dispose, sont joyeux à voir !
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J’en ai ramassé environ 2 kg vers le 19 octobre, à Gargilesse. J’en ai fait cuire quelques unes à l’eau pour mettre avec des salades composées de saison et le reste que j’ai fais en purées pur nos besoins cet hiver. Je me réjouis pour toi Muriel!
Gros bis
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Dans l’environnement de Gargilesse, cela ne me surprend pas, en effet.
Dans ma jeunesse, oui, des marrons aussi avec de la mâche, absolument délicieux ;)
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On se pose souvent la question de la différence entre la confiture de châtaigne et la crème de marrons…
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Patoche, je pense que cette différence que tu soulignes ;)
repose en fait sur le dosage du sucre. Toi-même, qu’en penserais-tu ?
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Pour l’épluchage, je vais te dire que c’est le moment qui me décourage à faire, Muriel, c’est plutôt ennuyeux je trouve.
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Je viens de parcourir dans ce fil plusieurs commentaires connotés semblablement, quant à une certaine « corvée » d’épluchage et découragement qui s’en suit. Je suis bien de votre avis les amis, concernant la fastidieuse étape d’enlever écorce et peau.
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J’aurais mis 800g de sucre pour 1 kg de marrons 🌰
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Avant, on disait 1 kg de sucre pour 1 kg de fruits… Mais çà, c’était avant … ;)
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Supère ta recette, merci pour la dégustation de samedi, la confiture est excellente,
viens prendre le café à la maison dès que tu le peux!
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